L'amour veille sur le gouvernail.

Déjà le bateau approche du rivage,
déjà pour le salut de l'homme
Dieu, l'amour éternel
envoie son Fils.

Il navigue sur la mer tranquille
et connaît le but de son voyage :
il nous apporte des dons généreux
la noble souveraine.

Marie, rose du paradis,
tu es le refuge de la joie,
Reine au-dessus des étoiles,
libère-nous du péché.

Vers nous la barque glisse doucement
et apporte la bonne nouvelle ;
au gouvernail veille l'amour,
l'Esprit Saint est le mât.

(poème attribué à Jean Tauler, OP /1300–1361/
dans la traduction de Karel Dvořák)