P. Salvador Ros García, OCD
2. Intrigue : décennie centrale (1572–1582)
Au début de juin 1572, Mère Thérèse et frère Jean de la Croix se rencontrent à nouveau, cette fois à Ávila au monastère de l'Incarnation, dans le cadre d'une mission commune qui leur a été confiée par l'apostolique visiteur, le père Pedro Fernández : inculquer un modèle de réforme parmi les Carmes chaussés, elle en tant que prieure et lui en tant que chapelain et confesseur du monastère. En septembre, quatre mois après son arrivée, sainte Thérèse notait déjà les premiers bons résultats de frère Jean : « Ce carmélite vêtu de peau, qui écoute les confessions, apporte déjà un grand bénéfice ici ; c'est frère Jean de la Croix. »1 Et un peu plus tard, elle le répète à nouveau : « Cela fait un certain temps qu'un d'entre eux, très saint, écoute les confessions ici ; il a causé un grand progrès. »2
Frère Jean de la Croix avait alors exactement trente ans, était prêtre depuis cinq ans et était également carmélite déchaussé dans la réforme thérésienne depuis pratiquement cinq ans. Son séjour à Ávila prolongera encore cinq longues années (1572–1577), qui n'ont pas encore été trop étudiées et qui seront décisives pour de nombreuses choses, en particulier les trois premières d'entre elles, où il partageait des expériences communes avec sainte Thérèse et s'enrichissait mutuellement. C'était la période la plus longue pendant laquelle ces deux mystiques avaient la chance de vivre en contact immédiat, et où — peut-on dire — Jean a profondément connu l'esprit thérésien et les écrits de Thérèse, en particulier Le Livre de la Vie. Il existe une documentation à cet égard.
Nous savons d'abord qu'autour de la mi-novembre 1572, grâce à l'intercession de frère Jean de la Croix, Mère Thérèse a atteint le sommet de son voyage mystique. Cela s'est produit grâce à la grâce du mariage spirituel, un événement que nous avons mentionné au début et qu'elle-même a décrit ces mots :
« Lorsque j'étais à l'Incarnation, dans la deuxième année durant laquelle j'étais prieure, à l'octave de saint Martin, lors de la communion, le père frère Jean de la Croix — qui me remettrait le Saint-Sacrement — a brisé l'hostie pour une autre sœur. Je me suis dit que ce n'était pas à cause du manque d'hosties, mais qu'il voulait me mortifier, car je lui avais dit que cela me plaisait que les hosties soient grandes (non pas que je ne sache pas que cela ne change rien au fait qu'il y a l'ensemble du Seigneur, même s'il ne s'agit que d'un très petit morceau). Son Majesté m'a dit : « Ne crains pas, fille, car personne ne peut te séparer de Moi » (cf. Rom 8,35); cela m'a fait comprendre que ce n'était pas important. Ensuite, l'image m'est devenue présente par une vision intérieure, comme d'habitude, et Il m'a tendu la main droite et m'a dit : « Regarde ce clou, qui est le signe que désormais tu es mon épouse. Tu ne le méritais pas encore ; à partir de ce moment, tu devras veiller à ma gloire en tant que ton Créateur et comme ton Roi et ton Dieu, mais en tant que ma véritable épouse : ma gloire est la tienne et la tienne est la mienne » (cf. Cant 6,3). Cette grâce a produit en moi un tel effet que j'étais hors de moi et je suis restée dans la stupeur et j'ai dit au Seigneur de soit étendre ma pauvreté soit de ne pas m'accorder tant de grâces ; car il me semblait avec certitude que la nature ne pouvait le supporter. Je suis restée ainsi toute la journée en grande contemplation. Plus tard, j'ai ressenti un grand progrès, et un plus grand bouleversement et accablement, lorsque j'ai vu que je n'étais bonne à rien face à des grâces si grandes » (R 34).3
Nous savons aussi qu'ils ont tous deux vécu certaines grâces ensemble, comme cela s'est produit lors de l'épisode du 17 mai 1573, à l'occasion de la fête de la Sainte-Trinité, lorsque sœur Béatrice de Jésus les a surpris en extase dans le parloir du monastère de l'Incarnation :
« Quand il était avec notre sainte mère dans le parloir de l'Incarnation, et moi devant elle, il a été saisi d'un élan de prière, à tel point qu'il s'est levé de sa chaise et est resté debout. Lorsque notre sainte mère lui a demandé s'il s'agissait de prière, il lui a simplement répondu : je pense que oui. »4
C'est exactement du mystère de la Trinité que tous deux écriront en 1577 : elle au monastère de Saint-Joseph à Ávila, en décrivant les deux derniers appartements du Château Intérieur et lui dans la prison du monastère à Tolède, dans le Romances « In principio erat Verbum », une composition poétique de trois cent dix vers, la plus longue de toute sa production poétique, où il synthétise et laisse cristalliser toute sa théologie mystique.
La relation entre frère Jean et Mère Thérèse d'Ávila devient décisive non seulement pour son enseignement spirituel, mais aussi pour sa production littéraire, qui naissait précisément au moment où culminait sa création. À cette époque, dans ce cadre de partage spirituel et de récréations communautaires, naquirent ses premiers poèmes, comme Entréme donde no supe (« Je suis entré là où je ne le savais pas ») ou « vers concernant l'extase d'une intense contemplation », où il décrit parfaitement son expérience mystique, tant du point de vue de sa propre vie (les trois premières strophes) que du point de vue didactique (les cinq restantes), et parle de la science dont rien ne pouvait dire leurs maîtres salmantins, sur le « comprendre dans l'incompréhension, / le dépassement de toute science », semblable à ce que sainte Thérèse a décrit dans le Livre de la Vie :
« Eh bien, venons à ce que l'âme ressent à l'intérieur. Que quelqu'un qui le peut l'exprime, car cela ne peut être compris davantage, encore moins exprimé ! J'ai pensé, lorsque j'ai voulu le décrire (juste après la communion, lorsque je m'attardais dans cette prière que je décris), ce que fait l'âme en ce moment. Et le Seigneur m'a dit ces mots : « Tout s'effondre, fille, pour se davantage introduire en Moi. Ce n'est plus elle qui vit, mais Moi » (cf. Gal 2,20). Puisqu’elle ne peut pas comprendre pleinement ce qu’elle comprend, il s’agit d’une compréhension dans l’incompréhension. Qui l’a vécu saura en quelque chose, car il ne peut être exprimé d’une manière plus claire, car ce qui se passe ici est si obscur. Je ne peux que dire qu’il se rend présent, qu'il est avec Dieu et en elle demeure une certitude qu’elle ne peut d’aucune manière cesser d’y croire. Là, toutes les puissances échouent et se déconnectent de telle sorte qu’en aucune façon – comme je l’ai dit – il n’est perçu qu’elles œuvrent. Si elle pense à un passage,5 il disparaît de sa mémoire comme s'il ne l'avait jamais eu ; en lisant, elle ne peut se rappeler de rien, ni s'arrêter là ; en récitant des prières, c’est similaire. Ainsi, les inlassables mouches brûlèrent ici leurs ailes ; elle ne peut plus voler. La volonté doit être entièrement occupée à aimer, mais elle ne comprend pas comment elle aime. L'intellect, si quelque chose est compris, ne comprend pas comment il comprend ; du moins, elle ne peut comprendre rien de cela qu'elle comprend. Il ne me semble pas qu’il comprenne, car – comme je le dis – elle ne se comprend pas. Je ne le comprends pas non plus parfaitement » (Ž 18,14).
Un autre poème de saint Jean de cette époque, ayant également un rapport avec sainte Thérèse, est la glosse Vivo sin vivir en mí (« Je vis, sans vivre en moi »), provoqué par la même situation spirituelle et les expériences communes, et rédigé comme un projet commun, y compris le même nombre de strophes (8) et de vers (59), bien qu'avec une différente focalisation : le poème de Jean de la Croix est une chanson d'espoir comme solution à son « douloureuse désir de voir Dieu », tandis que celui de Thérèse est plutôt un chant d'amour.6
Et son premier écrit, rédigé sous forme de prose, est également dû à une heureuse circonstance thérésienne, lorsque la sainte, en 1576, proposa à quatre collègues d'Ávila (Francisco de Salcedo, Julián d'Ávila, Lorenzo de Cepeda et frère Jean de la Croix) que chacun d'eux écrive son explication ou commentaire sur les mots : « Cherche-toi en Moi. » Tous quatre, ce qu'ils y écrivirent, furent lus dans le parloir du monastère de Saint-Joseph en présence de l'évêque local, Don Álvaro de Mendoza, qui emporta leurs commentaires pour que la sainte les évalue. Sa réponse, dans un esprit humoristique et avec l'intention de ne féliciter aucun d'entre eux, est le célèbre Vejamen (« Pamphlet »), dont le texte révèle que l'écrit de Jean de la Croix devait être assez long : « Cependant, je lui pardonne ses erreurs » — finit la sainte la partie concernant Julián d'Ávila — « car il ne s'est pas étendu aussi largement que mon père, frère Jean de la Croix » (n° 5), et cela sur « une très bonne doctrine pour celui qui désirerait s'exercer ainsi qu'ils le font dans la Compagnie de Jésus » (n° 6) ; surtout, il est évident à partir du texte qu'il avait déjà commencé à utiliser le vocabulaire et les thèmes de base de son futur système mystique : « recherche de Dieu », « morts pour le monde », « devenir un avec Dieu dans l'union », « contemplation parfaite », « parler toujours de Dieu », etc.7
Il est dommage que cet écrit destiné à la sainte, le premier des œuvres de saint Jean en prose, ne soit pas parvenu jusqu'à nous, car il nous aurait permis de vérifier dans quelle mesure Jean avait déjà construit son système mystique (nous savons à coup sûr surtout de l'existence de trois concepts clés : la négation, l'union et la contemplation). Il faut également situer dans le même contexte humain et spirituel, dans l'autre sens, la remarque humoristique de Jean de la Croix, quand il a dit aux sœurs de Mère Thérèse que « quand elle (Thérèse) se confesse, elle se défend de manière spectaculaire ».8
Lorsque sainte Thérèse a terminé son triennat en tant que prieure au monastère de l'Incarnation, elle a poursuivi son activité fondatrice en Andalousie (à Beas de Segura et à Séville), mais ensuite, début juillet 1577, elle est retournée à Ávila, déterminée à changer la juridiction (compétence légale) du monastère de Saint-Joseph. Et c'est de là qu'elle a rétabli le contact spirituel avec Jean de la Croix, qui était toujours chapelain et confesseur du monastère de l'Incarnation. Un autre période de relation intense entre eux a commencé, qui a duré cinq mois.
La sainte est arrivée de Tolède et a apporté avec elle un ouvrage en cours d'écriture, Le Château Intérieur, qu'elle avait commencé à écrire au début de juin. Elle avait déjà écrit quarante-cinq feuillets (jusqu'au chapitre trois des cinquièmes appartements) et fait plusieurs allusions à son bien-aimé maître Jean de la Croix. Par exemple, au début des quatrièmes appartements :
« Je me suis épuisée avec ce vacarme de pensées, parfois plutôt angoissée, et il y a quelque chose de plus de quatre ans que j'ai compris par l'expérience que la pensée (ou l'imagination, pour que ce soit mieux compris) n'est pas la raison, et j'ai demandé cela à un érudit et celui-ci m'a confirmé que c'était ainsi, ce qui a été pour moi une satisfaction considérable » (4H 1,8).9
Elle parlait également de lui lorsqu'elle évoquait les signes d'un amour véritable, et ce de la part de personnes spirituelles bien connues de sa part :
« Je connais des personnes qui marchent sur le chemin de l'amour comme elles doivent le faire, juste pour servir leur Christ crucifié, de sorte qu'elles ne lui demandent ni goût ni n'en désirent, mais lui demandent même de ne pas le leur donner » (4H 2,9).
Déjà à Ávila, après une longue pause, qui a duré « presque cinq mois depuis le temps où j'ai commencé jusqu'à présent » (5H 4,1), la sainte écrivit en novembre 1577 le reste du Château Intérieur d'une seule traite : soixante-cinq feuillets, du quatrième chapitre des cinquièmes appartements jusqu'à la conclusion finale des septièmes ; en tout, seize nouveaux chapitres sur les vingt-deux que contient le livre. Lorsqu'elle a recommencé à écrire, elle a commencé dans cette partie médiane du livre à utiliser une symbolique nuptiale, avec une autre référence à Jean de la Croix, pour qui cette symbolique nuptiale représentait sans aucun doute un thème privilégié lors de ses discours et dialogues :
« Vous avez certainement entendu dire maintes fois que Dieu épouse spirituellement les âmes. Béni soit son miséricorde, qui accepte de s'abaisser autant ! Et même si c'est une comparaison imparfaite, je ne trouve personnellement aucun autre qui puisse mieux rendre compte de ce que je souhaitais expliquer, que le sacrement du mariage » (5H 4,3).
Et dans les sixièmes appartements, lorsqu'elle parle de certains événements mystiques extraordinaires, elle mentionne deux personnes ayant des expériences similaires et un avis identique sur la question. Il s'agit d'elle-même et de Jean de la Croix :
« Je sais d'une personne à qui le Seigneur a accordé certaines de ces grâces, même de deux — l'un d'eux étant un homme — qui désiraient tant servir Son Majesté en leur propre nom, sans ces grands dons, et étaient si désireux de souffrir qu'ils ont fait part à notre Seigneur qu'il leur était accordé ainsi, et que s'ils pouvaient se passer de ces dons, ils s'y opposeraient » (6H 9,17).10
Sainte Thérèse a terminé son livre Le Château Intérieur le 29 novembre 1577 et seulement trois jours plus tard, dans la nuit du 2 au 3 décembre, a eu lieu l'enlèvement de saint Jean de la Croix. Il est donc impensable d'imaginer qu'il aurait pu trouver le temps de lire le manuscrit de ce livre de Thérèse. La relation entre les deux mystiques a été interrompue pendant de longs neuf mois de détention de Jean de la Croix à Tolède; ces mois furent longs tant pour Mère Thérèse que pour la Réforme, qui était menacée de toutes parts et se trouvait au bord de l'extinction.
Toute la correspondance de Thérèse, depuis le premier jour de l'emprisonnement de Jean jusqu'à son évasion, est une explosion de tendresse et d'inquiétudes pour son premier carmélite déchaussé. Dans ses lettres à quiconque était prêt à l'écouter (y compris au roi), Thérèse exprime très fortement sa peur pour sa vie, répétant qu'elle préférerait qu'il tombe aux mains des Maures, « car ils auraient peut-être plus de clémence »; elle cherche de possibles contacts influents ; elle compte les jours de son absence, n'ayant pas de nouvelles de lui, car son ignorance quant à l'endroit où il se trouve la plonge le plus bas (pendant toute la durée de son emprisonnement, elle n'a en effet jamais su où se trouvait Jean)11 et se désespère de voir à quel point ses confrères l'ont abandonné, de l'inaction des supérieurs de la Réforme et du fait que personne ne se soucie de son sort : « Cela m'effraie cette prison de frère Jean de la Croix (...) Je ne sais pas ce qui se passe, que personne ne se rappelle de ce saint ».12
Plus tard, lorsqu'elle est déjà certaine que Jean est à nouveau libre, elle-même se dépêche de transmettre cette nouvelle au père Gracián dans une lettre vivante, qu'il convient de citer ici, car elle constitue la version la plus répandue et parce qu'elle fait du premier carmélite déchaussé un symbole de martyr :
« Je vous dis que j'ai toujours en esprit ce qu'ils ont fait à frère Jean de la Croix, et je ne sais pas comment Dieu peut supporter de telles choses, car vous non plus, père, ne savez pas tout. Pendant ces neuf mois, il fut dans une si petite cellule qu'il n'y tenait même pas, même s'il est si petit, et pendant tout ce temps, il n'a pu échanger même sa tunique, bien qu'il fût proche de la mort. Trois jours avant qu'il ne s'échappe, son sous-prieur lui a donné une de ses chemises ; et très durement battu, sans que quiconque puisse le voir. Je lui envie énormément cela. J'oserais parier que notre Seigneur a trouvé en lui une grande richesse pour une telle martyrologie ! Et c'est bien qu'il soit connu, afin que nous soyons plus prudents devant ces gens-là. Que Dieu leur pardonne, amen. Des informations devraient être rassemblées pour montrer au nonce ce qu'ils ont fait à ce saint frère Jean, qui n'est pas coupable, ce qui est effectivement triste. Dites-le à frère Hermann, et il le fera, car il est très capable dans ce domaine. » (D 249 à Père Gracián, du 21 au 22 août 1578).13
Et lorsque, encore épuisé, il fut envoyé par ses frères au chapitre d’Almodóvar, Mère Thérèse lui témoignait encore sa tendresse et veillait (comme seule !) sur sa vie dans une autre lettre anthologique :
« J'ai ressenti une grande douleur pour le genre de vie que frère Jean a dû mener et qu'on l'a maintenant laissé dans un si mauvais état. Que Dieu plaise, qu'il ne nous meure pas. Prenez garde, père, qu’il est bien soigné à Almodóvar, et ayez la gentillesse de veiller à ce qu'il ne doive pas immédiatement y aller. Et ne manquez pas de le saluer. Assurez-vous de ne pas l'oublier. Je vous dis que peu de gens demeureront tels que lui, s'il meurt » (D 255 à Père Gracián, de la mi-septembre 1578).
À aucune de ces occasions, ni à aucune autre, Mère Thérèse n'a été entendue par son bien-aimé père Gracián. Frère Jean a été envoyé en Andalousie. De brèves rencontres ultérieures, et surtout le contact par lettres, ont aidé Mère Thérèse et frère Jean à maintenir le progrès atteint (dans leur compréhension) malgré la distance géographique. Dans cette admiration mutuelle, ils ont même lu les pages pertinentes des écrits de l’autre, comme la sainte le fit lors de son voyage à Medina del Campo au milieu de l'année 1579, où elle prit avec elle des copies « des chansons spirituelles » composées par Jean de la Croix dans la prison de Tolède et laissa une copie d'elles là-bas, encourageant les religieuses à les lire et à les chanter. Voici le témoignage où Thérèse est présentée comme la précurseur des lecteurs Chansons Spirituelles :
« Lorsque notre sainte mère Thérèse était dans ce monastère, elle en parlait avec un grand respect. Et parmi d'autres choses saintes et bonnes qu'elle disait à propos de ce vénérable père en présence de moi et de nombreuses autres religieuses de ce monastère, elle a dit que ce vénérable père était parvenu à la plus haute perfection à laquelle un homme peut parvenir par ses grandes vertus et sa sainteté. Et les religieuses de cette maison qui se sont mêlées et ont conversé avec lui disaient de grandes choses sur sa vie et sa sainteté. Et lorsqu'il a été longtemps emprisonné à Tolède, il a écrit et composé les Chansons de l’Épouse. Cela, la sainte mère mentionnée l'a apporté à ce monastère et a demandé aux religieuses qu'il lui plairait qu'elles en prennent soin et les chantent. Et depuis lors, elles ont été chantées et se chantent toujours. »14
Traduit de l'espagnol par le père Vojtěch de sainte Hedvige OCD,
rédaction remaniée.