Ô, Seigneur de ma âme, plein de compassion et d’amour ! Vous dites aussi : « Venez à moi, tous ceux qui avez soif, et je vous donnerai à boire ». Il y a un immense besoin d’eau… Je sais déjà, mon Seigneur, selon Votre bonté, que Vous la fournirez. Vous-même le promettez. Et Vos paroles ne peuvent décevoir.
Ayez pitié de ceux qui n'ont pas de pitié pour eux-mêmes ! Quand leur malheur les maintient dans un tel état qu'ils ne veulent pas venir à Vous, venez, mon Dieu, Vous vers eux ! Je Vous prie en leur nom, et je sais que dès qu'ils comprendront, se réveilleront et commenceront à Vous goûter, ces morts seront ressuscités.
Ô, sources vivantes des blessures de mon Dieu, comme Vous jaillirez toujours abondamment pour apaiser notre soif. Et comment celui qui s'efforcera de se nourrir de cette boisson divine traversera sûrement les pièges de cette vie pitoyable.
(Thérèse d'Avila, L’âme en appel à Dieu, 9,1.2 ; traduction de travail Vojtěch Kohut OCD)