Deux chansons, deux antiphones

Pour donner des nouvelles des mahométans, je devrais en convertir quelques-uns, et je ne l'ai pas fait du tout... L'histoire de Pierre Claver montre clairement que pour leur conversion, il faut se convertir soi-même et être saint. (…)
Tout ce que je rencontre – et c'est le problème fondamental de mon âme – me procure toujours les mêmes deux choses, elle me chante deux chansons, deux antiennes, si je puis dire : la première est la joie, car en tout se trouve une part de la gloire de Jésus, une louange à son Nom, un accroissement du lien avec Lui… et la deuxième est : sanctifie-toi, retourne-toi, conversion. Tout me dit de me convertir, tout chante sur la nécessité de me sanctifier, tout crie haut et fort et répète que si quelque chose de bon, auquel je aspire, ne se réalise pas, c'est seulement de ma faute, de ma grande faute et que je dois me convertir rapidement.

(Charles de Foucauld /1858–1916/, correspondance)