Je lis le livre La Sœur sur sainte Marguerite-Marie Alacoque et le Sacré-Cœur. Son amour pour Jésus m'a inspiré un désir douloureux de L'aimer comme elle L'aimait. Comme mon cœur est froid, vide et douloureux. La sainte communion, la messe, toutes les saintes choses de la vie spirituelle – la vie du Christ en moi – sont toutes si vides, si froides, si non désirées. La situation physique de mes pauvres laissés sur la rue, qui sont non désirés, non aimés, non sollicités, est le véritable reflet de ma vie spirituelle, de mon amour pour Jésus, et pourtant, dans cette terrible douleur, je n'ai jamais souhaité que cela soit autrement. En fait, je veux que cela soit ainsi, tant que cela Lui plaira.
(Mère Teresa, lettre au père Neuner, 15 mai 1965)