Après toutes les grâces, j'attends encore la grâce de sa miséricorde infinie.

Ne pensez pas que l'humilité m'empêche de reconnaître les dons de Dieu. Je sais qu'il a fait de grandes choses en moi et je chante heureux de cela chaque jour. Je me souviens que celui à qui l'on a beaucoup pardonné doit aimer beaucoup, c'est pourquoi j'essaie de faire de ma vie un acte d'amour et je ne me tracasse plus d'être juste une petite âme. Au contraire, cela me réjouit. C'est pourquoi j'ose espérer que "le voile de la foi se déchirera bientôt", mais non pas parce que je suis prête. Je sens que je ne serai jamais prête, à moins que le Seigneur ne me transforme lui-même. Il peut le faire en un seul instant. Après toutes les grâces dont il m'a comblée, j'attends encore la grâce de sa miséricorde infinie.

(Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face, lettre 224, abbé Bellièr, 25 avril 1897)