Notre moi est le plus grand obstacle.

Ma chère petite sœur Rose, 
je suis heureux que vous alliez mieux. Ne vous fatiguez pas. Nous pensons que Dieu est dépendant de nos performances, sinon il ne peut pas nous aimer. Et il veut que nous nous tenions devant lui les mains vides, afin qu'il puisse nous bénir. Quand nous sommes remplis de nos propres performances, nous pensons que c'est notre mérite. Mais alors Dieu ne peut pas nous bénir, car il n'y a pas de place libre en nous pour ses dons. C'est, je pense, le sens de la phrase dans vos Constitutions – être libre pour Dieu. Notre égo est le plus grand obstacle à l'action de Dieu en nous. Ne pas tourner autour de cet égo, mais en sortir, être « vide » pour Dieu et son action en nous.

(P. Vladimír Koudelka OP /1919–2003/, correspondance, lettre du 27 janvier 1998)