Si pendant ces jours je réalise quelque chose de clairement, c'est que toutes nos préoccupations, même celles que nous croyons être sérieuses, deviennent insignifiantes dès que nous observons en elles leur élément intérieur et divin. En effet, la vision de Dieu – qui est la seule chose que nous devrions désirer parmi toutes les aventures de la vie – devrait nous libérer de toute inquiétude quant à notre bonheur ou à notre succès... Tu sais très bien que je souhaite plus que tout que notre Seigneur devienne pour Toi seule joie dans toutes les choses ; alors je serai complètement tranquille, car je saurai que Ta paix ne peut être menacée par aucune épreuve ni monotonie et que tu vis partout inondée de lumière.
(Pierre Teilhard de Chardin SJ /1881–1955/, lettre à sa cousine, 21 août 1919 ;
cité d'après le livre Pierre Teilhard de Chardin, La naissance de la pensée. Lettres 1914–1919, Malvern 2021)