Cela votre lettre me rend très triste. Cette période d'incertitude cause le plus grand tourment, l'âme semble être prise dans un étau. Et pour vous, qui vivez tout cela si profondément, toutes ces choses se reflètent bien sûr sur votre santé, déjà si éprouvée.
Je ne vois qu'une seule solution, et c'est que vous vous plongiez dans les profondeurs de Dieu et que vous lui rappeliez qu'il est votre Père, qu'il ne doit pas vous laisser à vous-même, qu'il est lié par son amour à éclairer votre cœur.
Quand nous avons sa lumière en nous, même si ce n'est qu'un petit rayon, alors nous pouvons tout supporter, tout est léger, comme il l'a lui-même dit dans son évangile.
(card. Charles Journet /1891–1975/, correspondance)