Tu es une fenêtre vers le ciel.

Nous venons de rentrer des premières vêpres de la Nativité de la Vierge Marie. Je suis plein de ces joyeuses antiennes et je me réjouis de la fête et de ce qu’elle signifie, car par elle nous entrerons au ciel. « Coeli fenestra facta es – Tu es la fenêtre du ciel. » Je suis heureux que dans notre ordre, nous entrions au ciel par une fenêtre. Je crois que ce vers de l'hymne a été réformé dans la liturgie romaine, et ainsi le reste de l'Église y entre plus dignement par la porte. Mais nous cisterciens y accédons encore par la fenêtre.

(Thomas Merton /1915–1968/, entrée de journal du 7 septembre 1947)