À la troisième méditation du P. Radcliff, consacrée à l'amitié, a succédé une réflexion sur l'art de mener une conversation, sur la conversation menant à la conversion. Les notes en bas de page du texte de travail se rapportent au texte anglais d'origine.
Nous sommes invités à emprunter le chemin synodal dans une amitié mutuelle. Sinon, nous n'irons nulle part. L'amitié avec Dieu et avec les autres découle de la joie d'être ensemble. Cependant, nous avons besoin de mots. À Césarée de Philippe, la conversation a échoué. Jésus a appelé Pierre Satan, l'ennemi. Sur la montagne de la Transfiguration, Pierre ne sait toujours pas quoi dire, mais les disciples commencent à écouter le Seigneur, et ainsi la conversation peut recommencer en route vers Jérusalem.
En chemin, ils se disputent, ne comprennent pas Jésus, et finalement le quittent. Le silence revient. Mais le Ressuscité leur apparaît et ses mots guérisseurs relancent de nouveau la parole. Nous avons aussi besoin de mots guérisseurs qui franchissent les frontières de nos divisions : les frontières idéologiques de droite et de gauche, les frontières culturelles entre les continents, les tensions qui parfois divisent les hommes et les femmes. Parler ensemble, c'est la sève de l'Église. Nous devons trouver un langage commun, ne serait-ce que pour le monde dans lequel l'incapacité des gens à s'écouter alimente la violence. La conversation mène à la conversion.
Comment une telle conversation devrait-elle commencer ? Dans le livre de la Genèse, après la chute du premier homme, un silence glacial s'installe. La communauté silencieuse du jardin d'Éden se transforme en un silence honteux. Adam et Ève se cachent. Comment le Seigneur peut-il franchir ce gouffre ? Dieu attend patiemment qu'ils s'habillent pour cacher leur confusion. Ils sont maintenant prêts pour la première conversation dans les Écritures. Le silence est rompu par une simple question : « Où es-tu ? » Ce n'est pas une demande d'information. C'est une invitation à sortir à la lumière et à se tenir sans voiles devant le visage de Dieu.
Peut-être que c'est la première question que nous devrions poser pour briser le silence qui nous divise. Ne pas demander : « Comment peux-tu avoir des opinions aussi ridicules sur la liturgie ? » Ni « Pourquoi es-tu un hérétique, pourquoi es-tu un dinosaure patriarcal ? » Ni « Pourquoi fais-tu comme si tu ne m'entendais pas ? » Mais demander : « Où es-tu ? » « De quoi as-tu peur ? » Voici qui je suis. Dieu invite Adam et Ève à cesser de se cacher et à se montrer. Si nous sortons à la lumière et nous laissons voir, si nous nous montrons tels que nous sommes, nous trouverons des mots l'un pour l'autre. Lors de la préparation du synode, ce sont souvent les prêtres qui hésitaient à exprimer leurs préoccupations et doutes. Peut-être avons-nous peur d'être nus aux yeux des autres. Comment pouvons-nous nous encourager mutuellement à surmonter la peur de l'exposition ?
Après la résurrection, le silence du tombeau du Seigneur est à nouveau brisé par des questions : Chez Jean : « Pourquoi pleures-tu ? » Chez Luc : « Pourquoi cherches-tu le vivant parmi les morts ? » Quand les disciples fuient vers Émmaüs, ils sont pleins de colère et de déception. Les femmes avaient dit qu'elles avaient vu le Seigneur, mais vous savez, les femmes... Même aujourd'hui, leur voix n'est parfois pas prise en compte. Les disciples s'en vont, quittant la communauté de l'Église, tout comme de nombreuses personnes parmi nous. Jésus ne les empêche pas ni ne les juge. Il demande : « De quoi parlez-vous ? Quelles espérances et quelles déceptions troublent vos cœurs ? » La conversation des disciples est vive. En grec, nous lisons : « Quelles sont ces paroles que vous jetez l'un à l'autre ? » Jésus les invite à partager leur indignation. Ils espéraient que Jésus serait celui qui libérerait Israël, mais ils se trompaient. Il les a déçus. Et ainsi, Jésus marche avec eux et ouvre leur colère et leur peur.
Notre monde est plein de colère. Nous parlons d'une politique de la colère. Récemment, un livre intitulé American Rage a été publié sur ce sujet. La colère a également infecté l'Église. Une colère justifiée face aux abus sexuels sur des enfants. Une colère face à la position des femmes dans l'Église. Une colère contre les horribles conservateurs, une colère contre les terribles libéraux. Osons-nous, comme Jésus, demander aux autres : « De quoi parlez-vous ? Pourquoi êtes-vous en colère ? » Osons-nous écouter la réponse ? Parfois, j'en ai assez d'écouter toute cette fureur. Il me semble que je ne peux pas le supporter. Mais je dois écouter, comme Jésus, en route vers Émmaüs.
Beaucoup espèrent que leur voix sera entendue au synode. Ils se sentent ignorés, réduits au silence. Ils ont raison. Avoir une voix signifie d'abord écouter. Dieu appelle chacun par son nom : Abraham, Abraham ! Moïse, Samuel... Ils répondent par un beau mot hébreu Hinneni, « me voici ». Notre existence repose sur le fait que Dieu nous appelle par notre nom et que nous écoutons. Pas le « je pense, donc je suis » cartésien, mais le « j'écoute, donc je suis ». Nous sommes ici pour écouter le Seigneur et nous écouter les uns les autres. Comme on dit, nous avons deux oreilles mais seulement une bouche... Le discours suit l'écoute.
Nous écoutons non seulement ce que les gens disent, mais aussi ce qu'ils essaient de dire. Nous écoutons les mots non dits, les mots qui cherchent encore leur forme. Un proverbe sicilien dit : « La miglior parola è quella che non si dice. » (1) « Le meilleur mot est celui qui n'est pas prononcé. » Nous écoutons la manière dont chacun exprime sa vérité, nous écoutons chaque grain de vérité, même si ce qu'ils disent est dans son ensemble erroné. Nous écoutons avec espoir, et non avec mépris. Lors de la réunion du conseil général de notre ordre, nous respectons un principe : ce que disent les frères n'est jamais des absurdités. Ils peuvent être mal informés, ils peuvent dire quelque chose d'illogique ou vraiment faux. Mais quelque part sous leurs mots erronés se cache une vérité que j'ai besoin d'entendre. Nous sommes des mendicants, des mendiants de vérité. Les contemporains de saint Dominique disaient de lui qu'il « comprenait tout avec l'intelligence d'un cœur humble ». (2)
Peut-être que les ordres religieux ont quelque chose à apprendre à l'Église en ce qui concerne l'art de mener une conversation. Saint Benoît nous enseigne à rechercher le consensus ; saint Dominique à aimer le débat ; sainte Catherine de Sienne à se réjouir de la conversation ; saint Ignace de Loyola l'art de discerner ; saint Philippe Néri l'importance du rire.
Si nous écoutons vraiment, nos réponses préparées disparaîtront. Nous serons réduits au silence, incapables de mots comme Zacharie avant d'éclater en louange. Quand je ne sais pas comment répondre à la douleur ou à l'incompréhension de mon frère ou de ma sœur, je dois me tourner vers le Seigneur et demander des mots. Alors, la conversation peut commencer.
La conversation exige que nous soyons capables de nous mettre dans l'expérience de l'autre par notre imagination. Regarder à travers ses yeux, écouter avec ses oreilles. Éprouver cela dans notre propre chair. Quelles expériences alimentent ses mots ? Quelle douleur portent-ils, quelle espoir ? Par quelle voie se dirigent-ils ?
Lors de la capitale générale dominicaine, nous avons vécu un débat passionné sur la prédication, sur sa nature – tout cela étant un sujet brûlant pour les dominicains. Le document proposé suggérait que nous considérions la prédication comme un dialogue : annoncer la foi par la conversation. Mais certains participants désiraient ardemment que cela ne soit pas le cas, pour eux, cela frôlait le relativisme. Ils affirmaient : « La vérité doit être proclamée avec courage. » Peu à peu, il est devenu clair que les frères querelleurs s'étaient disputés sur la base de très différentes expériences.
Le document avait été préparé par un frère du Pakistan, où le christianisme se trouve nécessairement dans un dialogue continu avec l'islam. En Asie, la proclamation sans dialogue est tout simplement impensable. Les frères qui s'opposaient fermement au document venaient principalement des pays de l'ancienne Union soviétique. L'idée de dialoguer avec ceux qui les avaient emprisonnés ne leur semblait pas logique. Pour surmonter ce malentendu, des arguments rationnels étaient nécessaires, mais à eux seuls, ils ne suffisaient pas. Il fallait imaginer pourquoi d'autres avaient cette opinion. Quelles expériences les avaient conduits à cela ? Quelles blessures portent-ils en eux ? Quelles joies ?
Il fallait mobiliser toute notre imagination pour écouter. L'amour est toujours la victoire de l'imagination, la haine en est la défaite. La haine est abstraite. L'amour est concret. Dans le roman de Graham Greene, Pouvoir et Gloire (1940), le personnage principal – un pauvre vieux prêtre – dit ces mots : « Quand tu as vu les petites rides autour des yeux, la forme de la bouche, les poils croissants, on ne pouvait pas haïr. La haine n'était qu'un échec de l'imagination. »
Nous devons franchir les frontières non seulement entre la droite et la gauche, non seulement entre les différentes cultures, mais aussi entre les générations. J'ai le privilège de vivre avec de jeunes dominicains dont le chemin de foi est si différent du mien ! Beaucoup de religieux et de prêtres de ma génération ont grandi dans des familles profondément croyantes. La foi imprégnait notre vie quotidienne. L'aventure du Concile Vatican II consistait à se lancer dans un environnement séculier. Des prêtres français sont allés travailler dans les usines. Nous avons abandonné nos vêtements religieux et nous sommes immergés dans le monde. Une sœur en colère, en me voyant en habit, me cria : « Comment peux-tu encore porter ces vieux chiffons ? ! »
Aujourd'hui, de nombreux jeunes – surtout en Occident, mais progressivement partout – grandissent dans un environnement séculier, dans un monde agnostique ou même athée. Leur aventure consiste à découvrir l'évangile, l'Église et la tradition. Ils portent l'habit avec joie. Nos chemins sont inversés, mais ils ne s'opposent pas. Je dois marcher avec eux comme Jésus et apprendre à comprendre ce qui touche leur cœur. « De quoi avez-vous parlé ? » Quels films regardez-vous ? Quelle musique aimez-vous ? Ce n'est qu'après cela que nous aurons des mots l'un pour l'autre.
Je dois aussi imaginer comment ils me voient ! Qui suis-je à leurs yeux ? Un jour, je faisais du vélo à Saïgon avec un groupe de jeunes étudiants dominicains vietnamiens. C'était bien avant l'expansion du tourisme. Nous sommes passés derrière un coin et là se trouvait un groupe de touristes occidentaux. Ils étaient si grands et dodus et avaient une couleur si étrangement laide. Des gens vraiment bizarres. À ce moment-là, j'ai réalisé que j'avais l'air de les voir également...
En route vers Émmaüs, les disciples écoutent un étranger, qui les traite d'imbéciles et s'oppose à eux. Il est aussi en colère ! Mais ses paroles commencent à les réconforter, à enflammer leur cœur. Ne pourrions-nous pas pendant le synode apprendre la joie de la divergence résultant de la compréhension ? Hugo Rahner /1900–1968/, le frère aîné de Karl (mais beaucoup plus facile à comprendre !) parle de l'homo ludens, l'humanité ludique. (3) Apprenons à parler ensemble avec une certaine légèreté ! Tout comme Jésus et la Samaritaine au puits dans le chapitre 4 de l'évangile de Jean.
Dans la première lecture d'aujourd'hui, nous avons entendu que lorsque le temps sera accompli, « les places de la ville seront pleines de garçons et de filles qui joueront dans ses places » (Zach 8,5). L'évangile invite chacun de nous à redevenir enfant : « En vérité, je vous le dis : Si vous ne devenez pas comme des enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux » (Mt 18,3). Nous nous préparons au royaume de Dieu en devenant ludiques, enfantins, mais pas puérils. Parfois, nous sommes dans l'Église si fades et sans relief, si tristes et si sérieusement, qu'il n'est pas surprenant que les gens s'ennuient !
La nuit du Nouvel An à la veille du nouveau millénaire, je me trouvais en Côte d'Ivoire, attendant un vol pour l'Angola. Nous étions assis dans le noir autour d'une bière avec quelques étudiants dominicains et discutions de ce qui nous tenait à cœur. Nous nous réjouissions de notre diversité, de nos différentes visions. Le plaisir de la différence ! J'avais peur à l'époque que mon avion s'envole, mais il a eu trois jours de retard ! La différence est féconde, générative. Chacun d'entre nous est le fruit de la merveilleuse diversité entre les hommes et les femmes. Chaque fois que nous fuyons la différence, nous devenons stériles et sans enfants, dans nos foyers et dans l'Église. Encore une fois : merci à tous les parents qui sont avec nous au synode ! Les familles peuvent beaucoup enseigner à l'Église sur la manière de gérer la diversité. Les parents apprennent à tendre la main à des enfants qui prennent des décisions si incompréhensibles et, pourtant, ils savent qu'ils auront toujours leur foyer.
Lorsque nous pouvons découvrir le plaisir d'imaginer comment nos sœurs et frères sont arrivés à des opinions qui nous semblent si étranges, un nouveau printemps commence dans l'Église. L'Esprit Saint nous donnera le don de parler d'autres langues.
Notons que Jésus ne cherche pas à prendre le contrôle de la conversation. Il demande de quoi ils parlent ; il va où ils vont, et non où il voudrait aller ; il accepte leur hospitalité. Une véritable conversation ne peut pas être contrôlée. On doit se laisser emporter par son courant. Nous ne pouvons pas anticiper où cela nous mènera, que ce soit à Émmaüs ou à Jérusalem. Où cette synode mènera-t-elle l'Église ? Si nous le savions d'avance, nous n'aurions pas besoin d'être ici ! Laissons-nous surprendre !
Une véritable conversation est risquée. Lorsque nous nous ouvrons aux autres dans une discussion libre, nous serons transformés. Chaque profonde amitié met en lumière quelque chose dans ma vie et mon identité qui n'était pas encore là. Je deviens quelqu'un que je n'étais pas encore. Je viens d'une famille catholique merveilleusement conservatrice. Quand je suis devenu dominicain, je me suis lié d'amitié avec des gens ayant des antécédents complètement différents, et leurs opinions politiques rendaient ma famille folle ! Qui étais-je, quand je rentrais chez moi en visite ? Comment réconcilier la personne que j'étais chez moi avec la personne que je devenais parmi les dominicains ?
Chaque année, je fais la connaissance de nouveaux frères qui rejoignent notre ordre. Ils ont des opinions diverses et voient le monde d'une manière complètement différente. Quand je m'ouvre à eux et leur offre mon amitié, qui vais-je devenir ? Même à mon âge avancé, mon identité doit rester ouverte. Dans le roman Do Not Say We Have Nothing (2016) de l'auteure canadienne Madeleine Thien /*1974/, qui parle de l'immigration chinoise aux États-Unis, l'un des personnages dit : « Ne cherche jamais à être une seule et unique être humain, indivisible. Quand tant de gens t'aiment, peux-tu vraiment rester seulement un ? » (4) Quand nous nous ouvrons à de nombreuses amitiés, nous n'aurons pas une identité bien rangée, strictement définie. Quand nous nous ouvrons et nous laissons visiter dans ce synode, cela nous transformera. Ce sera une petite mort et une résurrection.
Notre maître des novices aux Philippines avait une affichette sur sa porte : « Désolé, travaux en cours ! » Il parlait de la construction de sa vie. Le résultat cohérent est encore à venir, dans le Royaume. Alors, le loup et l'agneau, présents en chacun de nous, paîtront ensemble dans la paix. Si nous avons une identité fermée et fixe gravée dans la pierre, nous ne découvrirons jamais l'aventure de nouvelles amitiés qui développeront de nouvelles dimensions de ce que nous sommes. Nous ne serons pas ouverts à l'amitié spacieuse de notre Seigneur.
Lorsque les disciples arrivent à Émmaüs, la fuite de Jérusalem se termine. Jésus fait semblant d'aller plus loin, mais ils – avec une magnifique ironie – invitent le Seigneur à s'arrêter pour se reposer avec eux. « Reste avec nous, car le soir approche et la journée est déjà bien avancée » (Lc 24,29). Jésus accepte leur hospitalité, tout comme les trois étrangers dans le chapitre 18 du livre de la Genèse ont accepté l'hospitalité d'Abraham. Dieu est notre hôte. Nous aussi devons être humbles pour pouvoir devenir des hôtes. Le modèle allemand dit que nous devons abandonner « la position confortable de ceux qui offrent l'hospitalité et nous laisser inviter à l'existence de ceux que nous accompagnons sur le chemin de l'humanité ».
Marie-Dominique Chenu OP /1895–1990/, l'un des précurseurs des réformes du Concile Vatican II, sortait le soir pour écouter des dirigeants syndicaux, des universitaires, des artistes, des familles... et acceptait leur hospitalité. Si nous sortions le soir pour prendre une bière, il demandait : « Qu'as-tu appris aujourd'hui ? Avec qui as-tu partagé ? Quels dons as-tu reçus ? » L'Église sur chaque continent a des dons pour l'Église universelle. Pour donner un exemple : mes frères d'Amérique latine m'ont appris à écouter les pauvres, surtout notre cher frère Gustavo Gutiérrez /*1928/. Allons-nous les écouter ce mois-ci dans nos débats ? Que pouvons-nous apprendre de nos frères et sœurs d'Asie et d'Afrique ?
« Quand il était avec eux à table, il prit le pain, prononça la bénédiction, le rompit et leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent. Mais il leur disparut » (Lc 24,30–31). Leurs yeux se sont ouverts. Nous avons déjà entendu cette phrase dans la situation où Adam et Ève ont mangé du fruit de l'arbre de vie, leurs yeux se sont ouverts et ils ont réalisé qu'ils étaient nus. C'est pourquoi certains commentateurs anciens ont vu dans les disciples d'Émmaüs, Cléophas et sa femme, un couple marié représentant le nouvel Adam et la nouvelle Ève. Et maintenant ils mangent le pain de la vie.
Et une dernière pensée rapide : Quand Jésus disparaît de leurs yeux, ils se disent : « Notre cœur ne brûlait-il pas en nous quand il nous parlait en chemin et nous ouvrait l'esprit aux Écritures ? » (Lc 24,32). C'est comme s'ils ne prenaient conscience de la joie qu'ils avaient ressentie en marchant avec Jésus qu'après coup. Saint John Henry Newman /1801–1890/ disait qu'il n'est qu'en regardant en arrière sur notre vie que nous commençons à réaliser que Dieu a toujours été avec nous. Je prie pour que ce soit notre expérience.
Au cours du synode, nous serons comme des disciples. Parfois, nous ne serons pas conscients de la manière dont la grâce du Seigneur agit en nous, et nous penserons peut-être que tout cela est une perte de temps. Mais je prie le Seigneur pour que, lorsque nous regarderons en arrière, nous prenions conscience que Dieu a toujours été avec nous et que notre cœur brûle.
[1] « La megliu parola è chiddra chi nun si dici »
[2] « humili cordis intelligentia »
[3] Man at Play or Did you ever practice eutrapelia ? traduit par Brian Battershaw et Edward Quinn, Compass Books, Londres, 1965
[4] Granta, Londres, 2016, p. 457