Elle est accueillie le plus chaleureusement en ce moment.

Ma chère Marguerite,

Je ne peux pas envoyer ma réponse à Madame Parion sans ajouter un salut pour Toi – surtout en ce jour de fête. Je prie ardemment la Mère de Dieu afin qu'elle soit particulièrement réconfortante et maternelle pour Toi – et qu'elle te fasse éprouver que le seul véritable trésor est le trésor de l'âme unie à Dieu par la grâce et la soumission à sa Volonté. J'aimerais tant être sûr que Ton cœur n'est ni trop lourd ni amer en ce moment. N'oublie pas que notre Seigneur est venu précisément pour ceux qui trouvent que la vie est lourde, et qu'il les accueille avec le plus de chaleur…

(Pierre Teilhard de Chardin SJ /1881–1955/, lettre du front, à sa cousine, 8 décembre 1916 ;
cité d'après le livre Pierre Teilhard de Chardin, La naissance de la pensée. Lettres 1914–1919, Malvern 2021)