Comme j'aimerais être devenue prêtre, pour pouvoir prêcher sur la Mère de Dieu. D'abord, j'expliquerais à quel point nous connaissons peu sa vie : il ne faudrait pas dire des choses improbables ou ce que nous ne savons pas ; par exemple, que toute petite, à trois ans, la Sainte Vierge est allée au temple s'offrir à Dieu avec de fervents et tout à fait extraordinaires sentiments d'amour ; alors qu'elle y est peut-être allée tout simplement par obéissance à ses parents. (…)
Pour qu'un discours sur la Vierge Marie me plaise et m'apporte quelque chose, il faut que je voie sa véritable vie, pas une vie supposée ; et je suis sûre que sa véritable vie devait être très simple. On nous la montre comme inaccessible ; il faudrait pourtant montrer qu'il est possible de l'imiter…
(Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face, Derniers entretiens, 21 août 1897)