Donner Jésus au Père, pour le salut du monde.

Il ne reste qu'une chose : comparer sa misère à Sa miséricorde infinie. Pensez simplement à la haine qui existe du Japon à l'Espagne dans les cœurs humains, à l'infidélité, à l'idolâtrie, à l'impureté, au mal sans fond du monde ; c'est l'abîme en bas.
Puis pensez à l'abîme en haut, à la sainteté de Dieu : et cet abîme-là est vraiment infini. Et entre ces deux abîmes se trouve le sang du Christ crucifié. Vous me demandez ce qu'il faut faire ! Que peut-on faire de plus que de donner Jésus au Père, pour le salut du monde. Le Père lui a promis toutes les nations en héritage, et cette promesse n'a pas encore été accomplie, et c'est cela qui doit embraser nos désirs.

(card. Charles Journet /1891–1975/, correspondance de la 2e guerre mondiale)