Une seule chose est vraiment importante et devrait alimenter notre appétit, notre passion pour la vie : le sentiment que Dieu se réalise tout autour de nous et en nous. Si cette transformation fondamentale continue d'avoir lieu dans nos vies, qu'importent les petits désagréments ou les discordes qui continueront sans aucun doute – et contre lesquels nous devons lutter – mais qui peuvent en soi servir à ce que notre Seigneur prenne notre place. C'est de cette manière que nous voulons maintenant être heureux, n'est-ce pas ?
(Pierre Teilhard de Chardin SJ /1881–1955/,
lettre du front, à sa cousine, juste avant la fin de la Première Guerre mondiale, le 7 novembre 1918 ;
cité selon le livre Pierre Teilhard de Chardin, La naissance de la pensée. Lettres 1914–1919, Malvern 2021)