Blog
Espérer contre toute espérance (1)
Ces jours-ci, à Rome, se tient l'assemblée générale du synode sur la synodalité. La direction des retraités de trois jours qui ont précédé les débats a été confiée à l'anglais dominicain le P. Timothy Radcliffe. Nous vous proposons une traduction de son introduction méditative - pour vous encourager à vous intéresser davantage au synode et à prier pour lui.
Lorsque le Saint-Père m'a demandé de donner ces retraites, je me suis senti terriblement honoré, mais aussi nerveux. Je connais bien mes limites personnelles. Je suis vieux, blanc, un habitant de l'Occident et, de plus, un homme. Il est difficile de dire ce qui est pire. Chacune de ces composantes de mon identité limite d'une certaine manière ma compréhension. Je m'excuse si je ne peux m'exprimer correctement.
Nous sommes tous radicalement incomplets et avons besoin les uns des autres. Le théologien protestant éminent Karl Barth (1886-1968) parlait de la catholicité « non seulement, mais aussi ». Par exemple, les Écritures et la tradition, ou la foi et les œuvres. On dit qu'il appelait cela le « et damné catholique », « das verdammte katholische und ». Ainsi, lorsque nous écouterons et que nous ne serons pas d'accord au cours des semaines à venir, je vous invite à dire plutôt « oui et » que « non ». C'est le chemin synodal ! Bien que ce « non » soit parfois aussi nécessaire.
Dans la deuxième lecture d'aujourd'hui, saint Paul dit aux Philippiens : « Complétez ma joie, en pensant tous la même chose, en étant unis dans une même charité, en ayant un même sentiment, en étant unis dans un même esprit. » (Phil 2,2). Nous sommes réunis précisément parce que nous ne sommes pas un seul cœur et une seule âme. La grande majorité des participants au processus synodal a été agréablement surprise. Pour beaucoup, c'est en effet la première fois que l'Église les invite à parler de leur espoir et de leur foi. Certains d'entre nous ont peur : peur de ce chemin et de ce qui nous attend. Certains espèrent que l'Église changera de manière dramatique, qu'elle prendra des décisions radicales, par exemple en ce qui concerne le rôle des femmes. D'autres ont peur de ces changements et craignent qu'ils ne mènent qu'à une division, sinon à un schisme. Et certains d'entre vous préféreraient ne pas être ici du tout... (Un évêque m'a raconté qu'il avait prié pour ne pas être choisi – et que sa prière avait été exaucée). Peut-être êtes-vous comme le fils de l'évangile d'aujourd'hui, qui au début ne voulait pas aller à la vigne, mais qui finalement y est allé.
À des moments clés des évangiles, nous entendons toujours les mots « n'ayez pas peur ». Saint Jean nous assure que « l'amour parfait chasse la peur ». Commençons donc par une prière, afin que le Seigneur libère nos cœurs de la peur. Pour certains, c'est la peur du changement ; pour d'autres, la peur que rien ne change. Mais la seule chose dont nous devons avoir peur, c'est la peur elle-même (1).
La peur est naturellement présente en nous tous, mais selon l'enseignement de Thomas d'Aquin (1225-1274), le courage consiste justement à ne pas se laisser assujettir par la peur. Soyons toujours attentifs aux peurs des autres, en particulier de ceux avec qui nous ne sommes pas d'accord. Comme Abraham, nous quittons quelque chose sans savoir où nous allons (cf. Hébreux 11,8). Mais si nous libérerons nos cœurs de la peur, ce sera une merveille qui dépassera toutes nos attentes.
Notre retraite, notre retrait commun, sera guidé par une méditation sur la Transfiguration du Seigneur. Ce type de retrait est ce que Jésus offre à ses disciples les plus proches juste avant qu'ils ne se rendent à leur premier synode dans la vie de l'Église, avant qu'ils n'aillent ensemble (syn-hodos) à Jérusalem. Le retrait était nécessaire, car le chemin suscitait des inquiétudes chez les disciples. Jusqu'à présent, ils avaient voyagé dans le nord d'Israël. Mais après la confession de Pierre à Césarée de Philippe, Jésus les invite à aller avec lui à Jérusalem, où il souffrira, mourra et ressuscitera. Un tel événement est difficile à accepter. Et quand Pierre essaie d'empêcher Jésus, il est appelé satan, l'ennemi. La petite communauté est paralysée. Jésus les emmène donc avec lui sur la montagne. Écoutons comment saint Marc le raconte :
« Au bout de six jours, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et les emmène sur une haute montagne, à l'écart, ils sont seuls. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d'une blancheur éclatante, telle qu'aucun blanchisseur sur terre ne saurait blanchir ainsi. Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus. Pierre prend alors la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici; dressons trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » Car il ne savait que dire, ils étaient en effet dans la peur. Et soudain, une nuée les couvrit, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! » Et quand ils regardèrent, ils ne virent plus personne que lui seul. »
Le retrait sur la montagne leur donne le courage et l'espoir de s'engager sur le chemin. Un chemin sur lequel ils connaissent souvent des échecs. Ils ne parviennent pas à libérer un garçon possédé par un esprit mauvais. Ils se disputent pour savoir qui d'eux est le plus grand. Ils ne comprennent pas le Seigneur. Mais ils sont sur le chemin, avec un espoir fragile.
Nous nous préparons nous aussi au synode en nous retirant - comme des disciples - pour apprendre à écouter le Seigneur. Lorsque nous commencerons notre chemin dans trois jours, nous serons souvent comme eux : comme eux, nous ne nous comprendrons pas, comme eux, nous nous disputerons. Mais le Seigneur nous guidera : vers la mort et la résurrection de l'Église. Et prions également le Seigneur pour l'espoir : pour l'espoir que ce synode mènera à la rénovation de l'Église, et non à sa division ; pour l'espoir que nous nous rapprocherons les uns des autres comme frères et sœurs. Là réside notre espoir non seulement pour l'Église catholique, mais pour tous nos frères et sœurs baptisés. Les gens parlent d'un « hiver œcuménique ». Nous espérons un printemps œcuménique.
Notre espoir devrait finalement être un espoir pour toute l'humanité. L'avenir de la planète n'est pas prometteur. Notre maison commune est menacée par des catastrophes écologiques. La terre a subi cet été des incendies dévastateurs et des inondations. Des petites îles disparaissent sous le niveau de la mer. Des millions de personnes ont pris la route pour fuir la pauvreté et la violence. Des centaines d'entre elles se sont noyées en Méditerranée, à quelques pas d'ici. Dans un monde qui semble condamné à disparaître, de nombreux parents ne veulent même pas mettre au monde leurs enfants. Des t-shirts portant l'inscription « Nous sommes la dernière génération » sont portés par des jeunes même en Chine. Offrons donc de l'espoir à toute l'humanité, et en particulier aux jeunes.
Je ne sais combien de parents nous avons ici au synode, mais je vous remercie de prendre soin de notre avenir. Après un séjour éprouvant à la frontière entre le Sud-Soudan et le Congo, j'ai été assis dans l'avion à destination de la Grande-Bretagne à côté d'un enfant qui a crié pendant huit heures d'affilée. J'ai honte de le reconnaître, mais j'avais envie de le frapper. Peut-il y avoir un ministère sacerdotal plus merveilleux que d'élever des enfants et d'ouvrir leur esprit et leur cœur à l'espoir de la vie ? Les parents et les enseignants sont des ambassadeurs d'espoir.
Ainsi, nous nous rassemblons ici dans l'espoir pour l'Église et pour toute l'humanité. Comment surmonter le fait que nos espoirs soient si opposés ? Comment avons-nous un espoir commun ? Nous ne sommes pas différents des disciples : la mère de Jacques et de Jean espérait que ses fils chasseraient Pierre et seraient assis à la droite et à la gauche du Seigneur dans la gloire. Comme vous le voyez, la rivalité règne même parmi les amis les plus proches de Jésus. Judas espérait probablement en une révolte qui chasserait les Romains. Certains des disciples espéraient peut-être qu'ils ne seraient pas tués. Mais ils y vont. Ils y vont ensemble. Quelle espérance commune pouvons-nous donc avoir ?
Au cours de la dernière cène, les disciples ont reçu un espoir qui dépasse toute imagination : le Corps et le Sang du Christ, la nouvelle alliance, la vie éternelle. Comparée à cet espoir eucharistique, toutes leurs attentes conflictuelles avaient dû paraître complètement dérisoires (Judas était le seul désespéré). C'est ce qu'appelle saint Paul espérer contre toute espérance (Romains 4,18). C'est un espoir qui dépasse tous nos espoirs.
Nous nous sommes également réunis comme des disciples autour de la Dernière Cène. Nous ne sommes pas un champ de bataille politique où l'on débat et rivalise pour la victoire. Notre espérance est eucharistique. Je l'ai réalisé plus profondément en 1993 au Rwanda, aux tout débuts du génocide. Nous voulions rendre visite à nos sœurs dominicaines dans le nord du pays, mais l'ambassadeur belge nous a conseillé de rester chez nous. Le pays était en flammes, mais j'étais jeune et stupide. (Maintenant, je suis vieux et stupide). Ce jour-là, nous avons vu des choses horribles : un service hospitalier bondé de petits enfants dont les membres avaient été sectionnés par des mines et des bombes. Un enfant avait perdu les deux jambes, un bras et un œil. Son père était assis à ses côtés, impuissant, en pleurant. À ce moment-là, je suis allé pleurer dans les buissons, accompagné de deux enfants, chacun sautant sur une jambe.
Lorsque nous sommes arrivés chez les sœurs, je n'ai pas pu prononcer un mot. Face à une violence si insensée, les mots s'évanouissent. Puis je me suis souvenu de ce que dit le Seigneur : « Faites cela en mémoire de moi. » Nous n'avons en effet pas à faire quelque chose. Lors de la dernière cène, il semblait que tout se terminait. L'unique avenir était l'échec, la souffrance et la mort. Et dans ce moment des plus sombres, Jésus a fait le geste le plus porteur d'espoir de l'histoire du monde : « Ceci est mon corps qui se donne pour vous. Voici mon sang qui est versé pour vous... ». C'est un espoir qui nous élève au-delà de chaque division.
Un de mes confrères se préparait à célébrer la messe pour des sœurs obligées de fuir à l'est de l'Ukraine. Tout était déjà emballé. Le seul objet qu'elles pouvaient offrir comme patène était une assiette en plastique rouge. Le confrère a écrit : « Ainsi, Dieu nous a montré qu'il est avec nous. Vous êtes assises dans un sous-sol humide, couvert de moisissure, mais je suis avec vous. Je ne suis pas avec vous sur une patène en or. Je suis avec vous sur une assiette en plastique rouge... ». C'est l'espoir eucharistique pour notre chemin synodal. Le Seigneur est avec nous.
L'espoir qui naît de l'Eucharistie est un espoir pour ce qui dépasse notre imagination, de quoi parle le livre de l'Apocalypse : « Voici - une grande foule que personne ne peut compter, de toutes les nations, de toutes les tribus, de tous les peuples et de toutes les langues ; elles se tenaient devant le trône et devant l'Agneau, revêtues de robes blanches, avec des palmes dans leurs mains et criant d'une voix forte : « À notre Dieu qui est assis sur le trône et à l'Agneau, nous devons notre salut ! » » (Ap 7,9-10).
C'est cet espoir que les disciples ont pressenti sur la montagne dans le Seigneur transfiguré. Un espoir qui rend les conflits entre nos propres attentes presque négligeables, voire absurdes. Si nous sommes réellement sur le chemin du Royaume, est-il si essentiel de nous aligner parmi les soi-disant traditionalistes ou progressistes ? (Même les différences entre dominicains et jésuites sont ennuyeusement sans importance !) Écoutons-le donc, descendons de la montagne et poursuivons le chemin avec confiance. Les plus grands dons viendront de ceux avec qui nous ne sommes pas d'accord – si nous avons le courage de les écouter.
Au cours de notre chemin synodal, nous pouvons être assaillis par la peur de ne rien accomplir. Les médias concluront probablement que tout cela n'a été qu'une perte de temps, des mots vides. Ils ne chercheront que les décisions « audacieuses » prises dans quatre ou cinq domaines sensibles. Mais il semble que les disciples de ce premier synode, en route pour Jérusalem, n'ont également rien accompli. Ils tentaient même d'empêcher la guérison de l'aveugle Bartimée. Il semblait qu'ils étaient inutiles. Quand une immense foule affamée se rassemble autour de Jésus, les disciples demandent : « Comment pourrait-on nourrir tant de personnes avec du pain ici, au désert ? » Jésus leur demande ce qu'ils ont. Il n'y a que sept pains et quelques poissons (Marc 8,1-10). C'est plus qu'assez. Si lors de ce synode, nous donnons généreusement tout ce que nous avons, ce sera plus qu'assez. Le Seigneur de la moisson veillera.
À côté de notre couvent à Bagdad, les sœurs de Mère Teresa gèrent une maison pour les enfants abandonnés. Elles accueillent tous, indépendamment de leur foi. Je n'oublierai jamais la petite fille Nuru, d'environ huit ans, née sans bras et sans jambes, qui nourrit les plus jeunes avec une cuillère dans la bouche. Nous pouvons douter de la signification des petites actions de bien dans une zone de guerre. Est-ce vraiment utile ? Ne sont-ce que quelques pansements pour un corps en décomposition ? Nous faisons aussi de petites actions de bien. Laissons le Seigneur de la moisson produire des fruits comme il le souhaite. Nous nous réunissons aujourd'hui en la fête de sainte Thérèse de Lisieux. Elle est née il y a cent cinquante ans. Elle nous invite à suivre son « petit chemin » qui mène au Royaume. Elle dit : « Rappelez-vous qu'il n'y a rien de petit aux yeux de Dieu. »
Primo Levi (1919-1987), un Juif italien, recevait chaque jour un morceau de pain d'un de ses co-détenus, Lorenzo, dans le camp d'Auschwitz. Il s'en souvient dans son journal (2) : « Je crois que c'est véritablement grâce à lui que je suis en vie aujourd'hui ; non pas tant à cause de son aide matérielle, mais parce qu'il me rappelait sans cesse - par sa présence et sa bonté naturelle et simple - qu'il existe encore en dehors de notre monde un autre monde, qu'il existe quelque chose et quelqu'un qui est encore pur et entier, non corrompu, non brut... quelque chose qu'il est difficile de désigner, peut-être une lointaine possibilité de bien, pour laquelle ça vaut la peine de survivre. Grâce à Lorenzo, j'ai pu me rappeler que moi aussi, je suis un homme. » Ce petit morceau de pain a sauvé son âme.
Les dernières paroles de saint David, évêque, patron du Pays de Galles, étaient : « Faites du bien dans les choses ordinaires. » Nous avons l'espoir que la moindre action que nous faisons lors de ce synode producera des fruits qui dépassent notre imagination. Cette dernière nuit, Jésus s'est donné à ses disciples. « Je vous donne moi-même. » Pendant le synode, partageons non seulement nos paroles et nos convictions, mais nous-mêmes. Faisons-le avec une générosité eucharistique. Lorsque nous ouvrons nos cœurs aux autres, des miracles se produisent. Les disciples recueillirent tous les morceaux de pain et de poissons qui restaient après avoir rassasié la foule de cinq mille personnes. Rien ne fut perdu.
Permettez-moi encore une dernière observation. Pierre essaie d'empêcher Jésus d'aller à Jérusalem, parce que cela n'a aucun sens pour lui. Il est absurde d'aller là où l'on va être tué. Le désespoir n'est pas pessimisme. Le désespoir est la terreur que rien ne sera jamais sensé. Et l'espoir n'est pas l'optimisme, mais la confiance que tout ce que nous vivons, toutes nos douleurs et nos confusions, un jour se révélera significatif. Nous croyons, comme dit saint Paul, que « maintenant je ne connais les choses que de manière imparfaite, mais plus tard je connaîtrai parfaitement, de la même manière que Dieu me connaît. » (1 Cor 13,12).
La violence insensée détruit tout sens et tue nos âmes. Lorsque saint Oscar Romero (1917-1980), archevêque de San Salvador, a visité le site d'un massacre commis par l'armée salvadorienne, il a rencontré dans un fossé le corps d'un petit garçon : « C'était un petit garçon, au fond du fossé, avec le visage tourné vers le ciel. On pouvait voir les trous de balle, les ecchymoses dues aux coups, et le sang séché. Ses yeux étaient grands ouverts, comme s'il demandait la raison de sa mort et ne comprenait pas. » (3) C'est à ce moment-là que Romero a découvert le sens de sa vie, ainsi qu'une invitation à perdre sa propre vie. Oui, il avait peur jusqu'à la fin. Son corps sans vie était en sueur alors qu'il regardait l'homme qui s'apprêtait à le tuer. Mais il n'était plus esclave de la peur. (J'espère qu'il n'y aura pas de violence lors de ce synode !)
Nous nous interrogerons peut-être parfois sur le sens de tout cela, mais si nous écoutons Jésus et les uns les autres, nous comprendrons comment avancer. C'est notre témoignage chrétien au monde qui perd souvent confiance dans le sens de l'existence humaine. Macbeth de Shakespeare affirme que la vie « n'est qu'un récit raconté par un idiot, plein de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien. » (4) En réfléchissant et en priant ensemble sur les questions fondamentales auxquelles l'Église et le monde sont confrontés, nous témoignons de notre espoir en Dieu qui donne un sens à chaque vie humaine.
Chaque école chrétienne est un témoignage de notre espoir dans « la lumière qui brille dans les ténèbres et que les ténèbres n'ont pas vaincue » (Jean 1,5). « Aucune question n'est interdite ici » - tel est le slogan de l'académie fondée à Bagdad par les frères dominicains. Au cœur d'une zone de guerre, l'école témoigne de notre espoir que l'agression sans raison n'aura pas le dernier mot. De même, la majorité de la ville syrienne de Homs a été rasée par une violence insensée. Parmi les décombres, nous avons découvert une école catholique. Le jésuite néerlandais Frans van der Lugt (1938-2014) a refusé de l'abandonner malgré les menaces de mort. Il a été abattu alors qu'il était assis dans son jardin. Nous y avons trouvé son vieil confrère égyptien, qui continuait à enseigner. Il éduquait une nouvelle génération d'enfants à mener une vie significative. Voilà ce qu'est l'espoir.
Différents espoirs peuvent donc nous diviser, mes frères et sœurs. Mais si nous écoutons le Seigneur et les uns les autres, si nous essayons de comprendre sa volonté pour l'Église et pour le monde, nous serons unis dans un espoir qui dépasse toutes nos divergences, et nous nous laisserons toucher par Celui que saint Augustin a appelé « une beauté si ancienne et si nouvelle… Je t'ai goûté, et maintenant j'ai soif de toi ; tu m'as touché, et j'ai brûlé de désir pour ta paix. » (5) Lors de notre prochaine rencontre, nous examinerons une autre question qui pourrait nous diviser, à savoir ce que signifie pour nous que l'Église soit un foyer.
(1) Franklin D. Roosevelt
(2) 'Survival in Auschwitz'
(3) Scott Wright Oscar Romero et la communion des saints
(4) Macbeth 5,5 ; traduction Martin Hilský
(5) Confessions